La Côte d'Albâtre

Après la Côte d’opale et la baie de la Somme ce morceau de la Normandie avec ses falaises, offre une vue totalement différente. Quiconque pense que la Normandie ne commence que lorsqu’on a passé la Seine et le Pont de Tancarville, devrait donc instamment revoir son opinion.

Nous avons découvert la région indirectement, lors de la grande exposition-Monet à Paris en 2010. Monet a grandi au Havre, s’installa plus tard à Paris, mais a passé beaucoup de temps à la côte normande qu’il a ainsi immortalisée des dizaines, peut-être même des centaines de fois sur toile. Et cela nous a mis sur la route de quelques belles découvertes.

Notre première visite a commencé au Tréport, suivie d’une petite promenade à Criel-sur-Mer. Le lendemain, Varangéville était au programme : à ne pas manquer. Il en va de même pour Veules-les-Roses. Nous avons poursuivi avec Le Havre et Etretat. Et certes, nous n’avons pas tout visité, mais sommes néanmoins convaincus que notre dossier vous aidera à faire de bons choix pour votre visite.

Au cas ou vous auriez des commentaires ou des suggestions, nous vous saurions gré de nous envoyer un mail. Nous en tiendrons certainement compte dans une prochaine édition de notre dossier.

Els & Frank

Randonnée à la Côte d’Albâtre

Le GR21 (Grande Randonnée 21) va depuis Le Tréport, via Dieppe, Fécamp et Etretat jusqu'au Havre. Il suffit de suivre les marques rouge/blanc de la GR. La beauté naturelle est garantie.

Les falaises de craie

Entre la bouche de la Somme et la bouche de la Seine le paysage très spécifique: les falaises de craie, découpées à plusieurs endroits par des vallées étroites ou plus larges, qu’on appelle « valleuses », donnant sur la mer.

Les images ci-dessous vous donnent une belle image de la Côte d’albâtre :

Falaises Le TreportLe Treport

Falaises Criel-sur-Mer Criel-sur Mer

Falaises PourvillePourville

Falaises Varengeville Varengeville

Falaises Saint_Valéry-en-CauxSaint-Valéry-en-Caux

Falaises FecampFécamp

Etretat ManneporteEtretat - Manneporte

 Etretat - Pont d'Aval Etretat - Pont d'Aval

Saint-Jouin-BrunevalSaint-Jouin-Bruneval


Les falaises de craie atteignent une hauteur jusqu’à 120 mètres. Leurs origines remontent à 100 millions d'années. La Haute Normandie était alors couverte d'une mer peu profonde et il y avait un climat tropical. En raison de la chute du niveau de la mer et de l'élévation du fond marin, la zone s‘est émergée.

Les roches de craie ont été formées par une accumulation de coquilles de la période crétacée. C’est une roche très poreuse, où l’eau pénètre facilement le long de canaux minuscules. Vous verrez donc souvent de petits (ou même grands) jets d’eau gicler de la roche au pied de la falaise.

Parce que l'eau peut aussi geler, une grande pression peut se produire à l'intérieur, ce qui peut entrainer un morcèlement de la craie. L'érosion est donc une menace majeure. Les falaises s’effritent à une moyenne d’environ 20 cm par an. À certains endroits, cela va jusqu'à 1 mètre par an.

Dans les falaises se trouvent de très gros morceaux de silex, une pierre dure qui est aussi appelée pierre à feu. Ce sont parfois de gros morceaux, de forme irrégulière. Quand ils arrivent à la plage, ils sont jetés les uns contre les autres par les vagues de l’eau, de sorte qu’ils prennent progressivement une forme ronde. Cela explique la présence des nombreux cailloux ronds, « les galets »

Dès la fin du XVIIIe siècle, les « galets » ont eu de nombreuses applications industrielles, notamment dans le secteur de la construction mais aussi dans l’industrie pharmaceutique et dans la fabrication de faïence et de céramique. La pureté de la pierre (jusqu'à 99,9 % de silice pure) était à ce point décisif.

En 1872, une ligne de chemin de fer spéciale a été construite entre Dieppe et Eu, pour le transport des cailloux qui étaient exportés dans le monde entier. On estime que quelque 3 millions de m³ ont été utilisés dans l’industrie. Actuellement, l’exploitation commerciale est interdite. A la baie de Somme, seulement, il y a encore quelques endroits où ils sont exploités industriellement. Les cailloux se déplacent lentement vers le nord sous l'influence des courants océaniques. Dès qu'ils quittent la région, ils perdent aussi leur «protection ».

Sur les plages de la Côte d’albâtre, il est interdit d’emporter des cailloux.

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